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Hypnose & vertige : droit dans son vestibule

Au coeur d’un château du nom de Chambord se trouve un escalier un peu particulier. Colonne vertébrale du château et point central du donjon, il est coiffé d’une Tour-lanterne. Ses parois sont percées de puits de lumière. Sa forme est hélicoïdale, très loin des tendances droites des escaliers Renaissants. Plus qu’une révolution : c’est un escalier à double révolution. Dans les parties profondes de nos oreilles se trouve aussi une structure en colimaçon : la cochlée ( 𝘤𝘰𝘤𝘩𝘭𝘦𝘢 : 𝘦𝘴𝘤𝘢𝘳𝘨𝘰𝘵 ). Elle est en charge de l’audition. Derrière elle, dans le labyrinthe des os de l’oreille, se trouve le vestibule. En fait de couloir, il s’agit de tout un appareil pour se tenir droit - pour maintenir posture et équilibre. À chaque type de mouvement de la tête sa détection particulière : ~ pour la rotation ( un « oui », un « non » ou une tête qui penche sur le côté) : les canaux semi-circulaires, trois grands anneaux orientés dans les trois directions de l’espace ~ pour la notion de haut et de bas : une poche horizontale ( saccule ) et une poche verticale ( utricule ) Le tout rempli de liquide ( l’endolymphe ) dans lequel baignent de petits cailloux de calcium ( les otolithes ) ondulant sur des tapis de cils ( les cellules ciliées ). Un ballet liquide mécaniquement rôdé entre cailloux et cils fait entrer dans la danse les yeux et les muscles dans une chorégraphie de neurones et de nerfs. Le tout pour être capable de tenir debout, assis, en posture de flamant rose … - bref, tout pour ne pas chuter. Le système vestibulaire fonctionne en permanence, sans que l’on en ait conscience. On peut bien fermer les yeux ou se boucher les oreilles, on ne peut pas décider de fermer son vestibule. Ni de l’ouvrir consciemment. Sauf lorsque l’équilibre vient à se rompre. Quand tout tourne autour de soi ( 𝘷𝘦𝘳𝘵𝘪𝘨𝘰 : 𝘵𝘰𝘶𝘳𝘯𝘰𝘪𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 ), quand on devient soi-même une toupie, quand on se sent basculer. Que le vestibule vienne à tanguer, et nous devenons désorientés. La vie devient un vertige non désiré et parfois semi-permanent. Les causes sont diverses, nombreuses, multiples, parfois inconnues comme dans cette maladie dont le médecine qui lui donna son nom se prénomait Prosper. Infections, inflammations, excès d’endolymphe, intoxications diverses ( médicament, alcool …), AVC, traumatismes crâniens, traumatismes tout court… Alors, tout comme il est possible de réajuster une posture, il est possible de rééduquer son vestibule. Par la kinésithérapie notamment. Ou même en ligne. Ou par l'hypnose. Voici quelques pistes de stabilisation dans la ligne de mur de ce vestibule : ~ consolider les appuis pour améliorer l’équilibre ~ ajuster ou renforcer les réflexes posturaux ~ mettre en place des ancrages (visuels également) pour mieux gérer les crises de vertige ~ améliorer la maîtrise des mouvements ~ détendre des muscles hypertendus ( parfois eux-mêmes à l'origine de certaines crises de vertige ) ~ apaiser la peur de l’anticipation des crises de vertige ~ affiner la gestion des émotions ( parfois elles-mêmes à l'origine de certaines crises de vertige ) ~ élargir à tout ce qui entoure le vestibule : sommeil, acouphènes, migraines, douleurs … Dans le cerveau humain, près de la cochlée se trouve un vestibule à vous donner parfois le vertige. Dans le château de Chambord, au centre du donjon, se trouve un escalier escargot à double révolution. « 𝑈𝑛𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑐𝑢𝑟𝑖𝑒𝑢𝑠𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑟𝑒𝑚𝑎𝑟𝑞𝑢𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑔𝑟𝑒́, 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑚𝑎𝑛𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑞𝑢’𝑢𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑒𝑟 𝑒𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠𝑐𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒𝑛𝑡, 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑒𝑛𝑡 ». 𝑀𝑎𝑑𝑒𝑚𝑜𝑖𝑠𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑀𝑜𝑛𝑡𝑝𝑒𝑛𝑠𝑖𝑒𝑟 / 𝑀𝑒́𝑚𝑜𝑖𝑟𝑒𝑠 Dans le cerveau de Léonard de Vinci, qui aurait imaginé l’escalier de Chambord lors de ses échanges avec François Ier, certains disent qu’il se trouvait l’idée d’un escalier à quatre révolutions…




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