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Hypnose & mandibule : le temps de lâcher les dents.

𝘉𝘳𝘶𝘹𝘪𝘴𝘮𝘦 du latin 𝘣𝘳𝘶𝘨𝘮𝘰𝘴 : 𝘨𝘳𝘪𝘯𝘤𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘥𝘦𝘯𝘵𝘴.


Il y a la physiologie.

Des dents qui s’usent à force de frotter l’une contre l’autre.

Des dents qui claquent ou qui tremblent. 


Des mâchoires qui se crispent sans bruit et sans mouvement.

Des cicatrices blanches à l’intérieur des joues.

Des douleurs dans la nuque, les cervicales, les clavicules, des acouphènes, des maux de tête.

Dans la journée ou dans la nuit. Souvent les deux.


Il y a les symboles. Les dents de lait, les premières : en germe dès le 3ème mois de la grossesse, elles font leur véritable apparition autour de 6 mois lors d’une poussée mémorable. Et poursuivent leur croissance jusqu’à 30 mois pour former une vingtaine de dents temporaires. Premiers moments de vie, premiers apprentissages, premières empreintes. Puis vers 6 ans et jusqu’à 12 ou 13 ans, les premières chutes et les premières cohabitations : les premières dents définitives apparaissent, les dernières dents de lait finiront par faire entièrement place à 28 colosses recouvertes d’émail, plus dur que l'os. Plus tard, entre l'adolescence et la prime jeunesse, viendront ou non quatre autres molaires, les dents de sagesse, qui parviendront ou non à percer la gencive pour émerger, moyennant encore de vibrantes poussées. Les dents de laits, celles de l’enfance où les premières marques s’impriment sont temporaires. Pourtant le corps se souvient de tout. Les dents définitives sont parées pour durer toute une vie ou presque avec force et rigidité, de la solidité pour contribuer à la fonction vitale de se nourrir. Pour les mettre en mouvement, les mâchoires, muscles puissants. Encore plus puissants lorsqu’ils agissent de manière automatique - une force parfois dix fois supérieure à la pression de mastication volontaire. Grincer des dents et/ou serrer les mâchoires pour tenir. Pour soutenir, (se) retenir. (Se) contenir ou se préparer à exploser. Souffrir en silence. User ses dents à force de les serrer, et s’en apercevoir. comme un signal. Et aussi croquer voire mordre la vie à pleine dents. Mordre un bâton comme le ferait un chien décharge du stress ( via une baisse du taux de noradrénaline ). Quelques pistes en hypnose : ~ Procéder à un réajustement physiologique par l’apprentissage de nouveaux automatismes Par la mise en place d'un signal de relaxation réflexe des mâchoires à chaque fois qu’une tension, qu'un inconfort ou qu'unedouleur apparaît pendant la nuit ou même la journée. Comme un retour au bon fonctionnement des capteurs du parodonte ( les corpuscules de Ruffini ) : la présence d’un contact sur la dent entraîne naturellement un signal de relâchement des muscles de la mâchoire. ~ Explorer les émotions Par un retour à l’un des moments où ce mécanisme se déclenche, qu’ils s’agisse d'un souvenir-racine ou non. En libérant colères et frustrations ( une séance d'hypnose est plus écologique qu'une séance dans une 𝘧𝘶𝘳𝘺 𝘳𝘰𝘰𝘮 ). Reconnaître et faire évoluer différemment son stress. https://www.vice.com/fr/article/evbbyj/je-me-suis-fait-hypnotiser-pour-arreter-de-serrer-les-dents-la-nuit En vidéo, par un grand praticien et grand contributeur de la communauté de l’hypnose en France et au-delà, une idée d'approche ici . 𝐿𝑎 𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑟𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑑𝑜𝑢𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑣𝑒𝑛𝑖𝑚𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑜𝑟𝑠𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑟𝑑 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑑𝑒́𝑐ℎ𝑖𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑖𝑒. 𝑅𝑖𝑐ℎ𝑎𝑟𝑑 𝐼𝐼 / 𝑊𝑖𝑙𝑙𝑖𝑎𝑚 𝑆ℎ𝑎𝑘𝑒𝑠𝑝𝑒𝑎𝑟𝑒. Avant d’atteindre la déchirure, il peut être bon d’écouter la morsure.


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